Questionnons-nous sur Noël, fête des pauvres ou des riches ?

La fête de Noël, ne s’adresse t-elle qu’aux riches ?

Avec ses guirlandes, ses explosions de lumière dans les villes, ses empressements affairés dans la course au cadeau, la fête n’exclut elle pas  une partie de l’humanité ? Qu’est ce qui fait vraiment courir les gens en plein cœur de l’hiver ? Est elle une fête pour les enfants ? La fête des enfants ? 

A l’heure des économies d’énergie et de la solidarité, cette effervescence n’éclipse t-elle pas le véritable sens de Noel? Et quel est-il ?

Noël aujourd’hui, nous fait plus rêver que la naissance d’un bébé dans une crèche il y a 2000 ans…

Faire rêver : la magie de Noël

Faire rêver, n’est ce pas là que démarre l’esprit de Noël ?

Cette période d’émerveillement répond au besoin de joie et de chaleur humaine, au désir de se rassembler, de se réconforter.

Noël suspend le cours du temps pour rappeler à chacun que l’affection et l‘attention envers ses proches, sont les biens les plus précieux, que le quotidien doit être habité de tendresse, que la quiétude se vit comme un petit enfant dans les bras de son père ou sa mère.

Au fond, chacun cherche à s’éloigner de sa misère, cherche le meilleur pour soi et pour l’autre.

Mais alors les dépenses en tout genre, reflètent t-elles vraiment cela ? Et tout le monde peut il vraiment se poser et profiter d’une telle fête ?

Car il est des situations de vie qui démontrent tout le contraire ; Et pas seulement hors de nos frontières, où abondent les exemples de cruauté, à travers les multiples guerres claniques ou tribales, religieuses, ou politiques..

En effet à nos portes, gisent les sans-abris, les chômeurs, les familles disloquées, les hôpitaux surchargés…

Quel sens a Noël pour eux ? Quel sens pour tous ces gens de voire briller les vitrines et les sapins des villes ?

« Mais l’ange leur dit: je soyez sans crainte, car voici que j’annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple »

Luc (2, 10-11)

joie de Noël

Une joie pour tout le peuple

C’est la surprise de taille : une joie pour tout le peuple. Et elle n’est pas dans l’abondance des mets fins, ni dans la surenchère des cadeaux, mais dans la simplicité d’une naissance au fond d’une étable ; cela se passait il y a 2000 ans en Palestine. Et les premiers avertis furent de simples bergers qui campaient alentours et qui n’avaient que leur bonhomie, leur acceptation toute humble et attentionnée, à offrir.

 Car ils ont cru, oui cru à cette bonne nouvelle : « Aujourd’hui vous est né un sauveur, c’est Jésus », qui veut dire « Dieu sauve ». Et ils se sont déplacés en toute hâte, mais une hâte de recueillement et d’émerveillement devant le prodige d’un enfant annoncé avec splendeur par des anges, mais malgré tout, emmailloté dans une étable.. 

Alors les pauvres peuvent relever la tête, et se dire que oui, ils peuvent prendre part à Noël, car le vrai sens de Noël c’est l’attente du Sauveur.  C’est s’abandonner avec confiance à Celui qui nous aime, qui va nous redonner sens à notre vie. Et oui, c’est toujours d’actualité.

Le message de Noel pour aujourd’hui

C’est le message de Noël, que chacun est invité à reprendre à son compte s’il veut bien regarder « autrement ». Pour certains ce sera découvrir la simplicité d’une invitation, d’un sourire, d’une main tendue, d’une visite. Pour d’autres apprécier un repas chaud, une couverture ou un manteau sur une épaule, un regard, une parole qui vous redonne confiance . Pour les enfants ce sera davantage le partage de leurs jouets avec d’autres, un certain détachement…

 Somme toute un message universel ! Pour apprendre à aimer, tout simplement.

Et l’amour vient de Dieu, et dans notre monde bouleversé par tant d’épreuves, Noël vient nous rappeler le sens de l’amour, du don parfait, qui s’exprime dans le don parfait d’un Dieu qui se donne à aimer en la personne d’un tout petit.

Alors, Noël fête des pauvres plus que des riches ? 

Parce que ce furent des bergers qui  étaient aux premières loges ?

Pas seulement, car peut-être dans l’abondance, on ne laisse plus de place pour être  « dérangé »,  pour s’abandonner, pour se laisser faire, pour ne plus contrôler, pour ouvrir notre cœur, à la venue d’un sauveur.

Parce que le pauvre ouvre ses portes à l’autre alors que le riche les referme sur ce qu’il a.

Saurons-nous nous laisser déranger cette année ? Et si on en parlait ?

Pour aller plus loin :


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