Connaissez-vous les plus célèbres saints de l’Avent ? Il y a sainte Barbe, saint Nicolas, sainte Lucie… et l’Emmanuel !

Sainte Barbe (4 décembre)

Vierge et Martyre (+ 255)

Sainte Barbe est née à Nicomédie, ville d’Asie Mineure, capitale du royaume de Bithynie (aujourd’hui Baalbek, au Liban). D’une grande beauté, son père, nommé Dioscore, décide de l’enfermer dans une tour, elle y devient chrétienne. Son père s’en aperçoit au moment où elle refuse obstinément un riche mariage. Saisi de fureur, il se précipite sur elle pour la transpercer ! Mais la jeune Barbe s’enfuit et se cache dans un champ de blé, selon la légende. Peu après, la courageuse vierge, découverte, est amenée à son père, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville. D’abord frappée à coups de nerfs, elle est condamnée à être déchirée avec des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La foule des païens commence alors à s’émouvoir d’un si étonnant spectacle : la sainte endure tout, le sourire sur les lèvres.  Le juge décide donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la bienheureuse vierge : il la fait dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouettent cruellement ! Puis le juge, saisi de terreur, ordonne de lui trancher la tête. Mais Dioscore, son père, s’écrie : « C’est à moi de la frapper ! » et saisissant son épée, il tranche la tête de l’innocente victime agenouillée devant lui. Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu ; on l’invoque aussi contre la mort subite et imprévue. Et surtout, à Noël, on plante du blé – ou des lentilles – à la Sainte Barbe !

Saint Nicolas (6 décembre)

Archevêque de Myre (+324)

Saint Nicolas de Patare, en Lycie, est le fruit des prières de ses parents chrétiens. Il a l’esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance ; à peine sait-il manger, qu’il sait jeûner. Un oncle évêque, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l’ordonne prêtre dès qu’il a l’âge requis, et fait de lui cette prédiction : « Il sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus-Christ. » Une de ses premières œuvres est de sauver l’honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu ; il les dote toutes, l’une après l’autre, et il le fait si discrètement, que c’est à la fin seulement que le père, touché d’admiration, surprend la main du bienfaiteur ! Après un pèlerinage en Terre Sainte, Nicolas se retire à Myre, espérant échapper aux honneurs qu’il voulait éviter avec tant de soin… à la mort de l’évêque de Myre, qui arrive peu de temps après, il est élu pour lui succéder ! Dès lors, il s’applique à devenir le modèle de son troupeau. Il ne mange plus qu’une fois par jour, et jamais de viande ; il fait toujours lire la Bible à sa table ; ses nuits se passent en oraison, et la terre dure est sa couche pour le peu de repos qu’il prend ! Levé avant le jour, il réveille ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes ; aussitôt le soleil paru, il va à l’église et emploie le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales. Sous la persécution de Dioclétien, il est jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n’ose pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple ! Il est l’auteur de nombreux miracles : tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l’ont appelé à leur secours. Surtout légendaire entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menu, pour être mêlés à la viande de son commerce. On l’honore du coup comme le patron des écoliers !

Sainte Lucie (13 décembre)

Vierge et Martyre (+ 305)

Lucie est une jeune fille de Syracuse. Elle se rend à Catane, au tombeau de sainte Agathe, avec sa mère qui souffre d’un flux de sang incurable. Après avoir prié un instant, Lucie s’endort et voit en songe sainte Agathe qui lui dit : « Lucie, ma soeur, pourquoi me demander ce que ta foi a pu obtenir par elle-même ? Ta mère est guérie. Tu seras bientôt la gloire de Syracuse comme je suis la gloire de Catane. » En échange de la guérison de sa mère, Lucie lui demande et obtint la grâce de garder sa virginité. De retour à Syracuse, elle se défait de ses bijoux, vend tous ses biens. Refusant d’épouser celui qui est promis car il n’est pas chrétien, ce dernier la dénonce ! Le gouverneur la fait venir à son tribunal et lui ordonne de sacrifier aux dieux mais Lucie demeure invincible devant toutes les menaces. Les bourreaux la saisissent pour l’entraîner en un mauvais lieu ; mais, malgré leurs efforts, elle reste inébranlable comme un rocher. On la tire avec des cordes attachées à ses pieds et à ses mains, sans plus de succès. On attelle plusieurs paires de bœufs pour l’ébranler ; mais toute la vigueur de ces robustes animaux ne produit aucun effet :
– Quels maléfices emploies-tu donc ? dit à Lucie le préfet exaspéré.
– Je ne recours point aux maléfices, dit-elle, mais la puissance de Dieu est avec moi.
– Comment peux-tu, femme de rien, triompher d’un millier d’hommes ?
– Fais-en venir dix mille, et ils ne pourront lutter contre Dieu.

Lucie est alors couverte d’huile, de poix et de résine, et on y met le feu ; mais la flamme respecte la vierge. Cependant, elle meurt d’un coup d’épée en prédisant la paix dans l’Église !

Emmanuel (25 décembre)

Fils de Dieu

Jésus est le Fils de Dieu, né à Bethléem dans la nuit du 24 au 25 décembre au début de notre ère. La vie de Jésus est résumée dans les 4 Evangiles. Dans l’Ancien Testament, le prophète Isaïe avait prédit sa venue (Isaïe 7,14) : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). » Ainsi l’Emmanuel (à l’époque, le nom donne la mission), c’est « Dieu avec nous » en hébreu. L’archange Gabriel apparaît en songe à Joseph et précise : « Marie enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » C’est pourquoi tous ceux qui portent le nom d’Emmanuelle, Emmanuel, Manuela, Manuel sont fêtés le jour de Noël, naissance du sauveur. Laissons d’autres saints parler de cette naissance, comme saint Bernard :

O naissance supérieure à la nature et survenue à la faveur de la nature, naissance supérieure à tout par la grandeur du miracle qui le réalise et réparant tout par la vertu de son mystère. Mes frères, qui nous contera cette naissance ?

(Saint Bernard – Sermon pour la vigile de Noël)
  

 

Et si nous parlions de Noël ensemble ? (Chat' anonyme et gratuit)