6 janvier : l’Épiphanie, fête des rois bien connue pour ses galettes avec fèves et couronnes, vient nous rappeler la “manifestation” de Jésus comme Sauveur,  par des « mages venus d’Orient ». Ont-ils existé réellement ? Qu’ont-ils offert comme cadeaux au petit Jésus de la crèche ? Que peuvent-ils nous dire aujourd’hui ?

 

Qui sont les mages ?

Bible, l’évangéliste Matthieu en Jésus, indique seulement qu’à la naissance de Jésus, des mages « venus d’Orient », suivant l’astre qui s’était levé dans le ciel, sont venus adorer l’Enfant à Bethléem. On en sait peu sur l’identité de ces mages, auxquels on à attribué le titre de rois plus tard, en référence au psaume 72 : “Le rois de Tarsis et des îles apporteront des présents, de Saba et de Seba feront leur offrande, tous les rois se prosterneront devant lui. »

Cet épisode, au cœur de la fête de l’Épiphanie, réalise ainsi des prophéties contenues dans l’Ancien Testament. La figure des mages, venant de contrées lointaines, représente le monde païen en quête de lumière. Issus de ces “nations païennes”, c’est-à-dire des “non-Juifs”, et guidés par Dieu, ils la trouvent dans le Messie d’Israël. On distingue donc un noyau historique bien réel, contenu dans l’Évangile, et des ajouts plus légendaires, mais chargés de symboles forts.

Que nous enseignent les Mages ?

L’exemple des mages nous encourage à être des chercheurs de Dieu. « Dans ce parcours dés Mages d’Orient se  qui éclairent la route, pour trouver la plénitude de la vérité et de l’amour, que nous Chrétiens nous reconnaissons en Jésus, lumière du monde. »  Jésus n’est-il pas la lumière de Noël ?

Un chiffre

Les noms de Balthazar, Melchior et Gaspard apparaissent au VIe siècle. Le chiffre 3 évoque surtout les trois présents apportés à l’Enfant, alors honoré comme vrai roi, vrai Dieu et vrai homme : l’or, ce métal précieux que l’on porte à un roi, symbolise la royauté du Christ ; l’encens, offrande faite à Dieu, signifie la divinité du Christ; la myrrhe, plante aromatique utilisée lors de l’embaumement d’un mort, exprime l’humanité du Christ tout  en annonçant sa mort et sa résurrection.

Dans la Bible

« Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. » (Évangile selon saint Matthieu.)

Le mot Epiphanie

Du grec épiphanéia, « apparition », et épiphainéin, « paraître » ou « briller sur », l’Épiphanie est une fête venue d’Orient: elle célèbre la manifestation de Jésus comme Messie. Fixée au 6 janvier par l’Église d’Occident au Ve siècle, elle est aujourd’hui célébrée en France le premier dimanche après le 1er janvier. Dans certains pays, comme en Allemagne, les enfants déguisés en mages vont de maison en maison porter une bénédiction.

L’étoile : un symbole ?

L’astre qui conduit les mages au Christ évoque la riche symbolique de la lumière, très présente à Noël. Dieu est lumière et le Verbe fait homme est « lumière du monde ». Elle représente aussi la Parole de Dieu, que l’on est appelé à suivre dans nos propres vies. Historiquement, l’étoile aperçue « à l’Orient » par les mages comme un Signe, ne manque pas de vraisemblance. L’astronomie reconnaît ainsi qu’en l’an 6 avant J-C., date très probable de la naissance de Jésus (on s’est trompé de six ou sept ans, au Ve siècle, en fixant le début de l’ère chrétienne – lire aussi notre article quand Jésus est-il né ?), eut lieu un phénomène extraordinaire dans la conjonction des planètes Saturne, Jupiter et Mars.

Une expression

« Rusés comme les Rois mages ». On doit cette expression au pape François, qui a évoqué la « Sainte ruse » des mages face au roi Hérode, qui projetait de tuer l’Enfant Jésus. En effet, comme le raconte le récit évangélique, ce dernier leur demanda de l’informer, à leur retour de Bethléem, du lieu précis où se trouvait Jésus. Mais eux, avertis en songe de la menace pour le nouveau-né, repartirent par un autre chemin.

Source : d’après un article de Magnificat pour L’1visible