Thérèse de Lisieux

Noël 1886 : trois célèbres convertis !

Dieu aime Noël ! Lors de ce temps béni, sa lumière touche les cœurs de façon imprévisible et guérit du désespoir. Voici trois célèbres « convertis » du 25 décembre 1886.

Noël 1886 voit ainsi trois destins basculer :

  • La première est devenue « la plus grande sainte des temps modernes » (Pie X) et docteur de l’Église : après la messe de minuit à la cathédrale de Lisieux, Thérèse Martin, âgée de 13 ans, renonce à son égocentrisme d’enfant. Elle deviendra Sainte Thérèse de Lisieux.

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  • Le deuxième fut déclaré bienheureux en 2005 par le pape Benoît XVI et le sang de son « ­martyre » ne cesse d’irriguer nos déserts spirituels : il s’agit de l’aven­turier Charles de Foucauld. Deux mois après sa conversion en l’église Saint-Augustin à Paris, il vit une Nativité dans l’adoration émerveillée de ce Dieu qui se fait homme « dans l’abjection et l’obscurité », et qu’il n’aura de cesse d’imiter. L’Eglise le reconnaîtra bienheureux.

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  • Le troisième est l’un des plus grands poètes chrétiens : Paul Claudel. Ainsi, ce 25 décembre 1886, ce jeune écrivain agnostique devient soudain catholique en assistant, dilettante ennuyé, aux vêpres à Notre-Dame de Paris.

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Maîtres spirituels chacun à sa façon, ils nous racontent eux-mêmes cet instant unique où leur vie a changé pour toujours. Et livrent aussi quelques conditions d’une authentique conversion : s’arracher à soi-même ; accepter de s’agenouiller ; laisser grandir en soi le désir que Dieu met de Lui en nous ; nourrir cette « illumination » afin qu’elle demeure ; ne jamais désespérer de la grâce.

Ces trois témoins ont en ­commun une conviction émerveillée : Dieu est à l’œuvre au plus intime de notre désir, au plus secret de notre cœur. Dieu entre en nous tantôt en frappant délicatement à la porte de l’âme, tantôt en forçant la serrure, tantôt en enfonçant la porte – parfois comme un voleur, mais dans le plus grand respect de notre liberté.

Dans ses Psaumes (éditions Gallimard), Claudel le poète traduit ainsi le dernier verset du Psaume 12, ­songeant sans doute à la grâce de ce Noël 1886 : « À l’idée de ton salut, mon cœur a comme pris des ailes ! Ce Seigneur Dieu qui m’a fait du bien, vers Lui est sorti de moi un chant ! Il est sorti de moi une espèce de chant et de poème vers le Très Élevé ! » Un chant de Noël vers le Très-Haut qui s’est fait Très Bas cette nuit-là.

Source : d’après un article de Famille chrétienne/L.A.