Une visite de Saint Nicolas / La nuit avant Noël est le poème qui donna naissance au Père Noël. Il fut écrit par un pasteur new-yorkais en 1882, Clément Clark Moore. Ainsi, le « petit Papa du ciel » a une origine chrétienne ! 

Le pasteur met en scène un Père Noël entièrement vêtu de rouge, Saint Nicolas, assis dans un traineau tiré par des rennes, avec un sac de jouets toujours plein, et des bas accrochés au-dessus de la cheminée dans l’attente des cadeaux. Ces images ont symbolisé Noël pour des générations et des générations d’enfants… et le Père Noël a progressivement pris la place de Saint Nicolas !

D’abord publié anonymement dans un journal de l’Etat de New-York, ce poème séduit immédiatement l’imagination du public. A tel point que le premier vers : « Twas the night before Christmas », La nuit avant Noël, prend rapidement la place du titre original, Une visite de Saint Nicolas.

Une visite de Saint Nicolas / La nuit avant Noël

La nuit avant Noël, un peu avant minuit,
A l’heure où tout est calme, même les souris.

On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s’étaient déjà endormis.

Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,

Quand, au dehors, un bruit de clochettes,

Me fit sortir d’un coup de sous ma couette.
Filant comme une flèche vers la fenêtre,

Je scrutais tout là-haut le ciel étoilé.
Au-dessus de la neige, la lune étincelante,

Illuminait la nuit comme si c’était le jour.
Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,

Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
Dirigés par un petit personnage enjoué :
C’était le Père Noël je le savais.

Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
« Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez, Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! Au triple galop ! » 

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,

Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au-dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

Peu après j’entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.

Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,

Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.

Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.

Mais d’un clin d’œil et d’un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,

Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.

Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.
Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.

Avant de disparaître le Père Noël cria :
« Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit ».

 

Et vous, qu’en pensez-vous ? Le Père Noël est-il Saint Nicolas ? Venez en parler avec nous par chat’ !

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