C’est le pape saint Grégoire Ier († 604) qui a importé l’Avent en Occident. Or, dans un dessin achevé vers 983 et conservé à la bibliothèque d’État de Trèves, une couronne de l’Avent est évidente au-dessus du saint pape, qui dicte soit un commentaire théologique, soit l’introït de l’Avent, Ad te levavi (c’est à dire le  premier chant de l’année liturgie, qui commence le 1er dimanche de l’Avent).

La couronne elle-même

Dans la tradition chrétienne, la couronne symbolise la royauté et le martyr, elle évoque le messie-roi, Jésus venu dans la crèche. Le cercle formé par la couronne symboliserait aussi l’éternité donnée à la vie par la résurrection du Christ, le vert symbolisant la vie, les cierges la lumière de Noël qui vient et éclaire le monde dans la nuit sainte.

Les quatre (ou cinq !) bougies

Selon l’encyclopédie Théo, les quatre bougies représentent chacune l’une des étapes du salut du monde :

  • Première bougie, 1er dimanche de l’Avent : le pardon accordé à Adam et Eve. Ils mourront sur la Terre mais vivront en Dieu.
  • Deuxième bougie,  2e dimanche : la foi des patriarches (cf Ancien testament). Ils croient au don de la Terre promise.
  • Troisième bougie, 3e dimanche : la joie de David. ll célèbre l’Alliance et sa pérennité.
  • Quatrième bougie, 4e dimanche : l’enseignement des prophètes. Ils annoncent un règne de paix et de justice.

Pour les puristes, les deux premières et la 4ème bougies doivent être de couleur violette (contrairement à notre photo), la troisième rose – la joie ! – ce qui correspond aux couleurs liturgiques des dimanches où elles sont allumées. Parfois, une cinquième bougie, blanche, est ajoutée au milieu de la couronne. Celle-ci est allumée le jour de Noël. Les quatre semaines de l’Avent sont en effet une période d’attente sans la lumière de Jésus, la lumière de Noël.