Cette année, pas moins d’une cinquantaine de calendriers de l’Avent sont produits ! Autrefois destinés aux enfants, ils se déclinent maintenant en calendriers de l’Avent des bougies, de la mode, des infusions et même des bières ! Pourquoi un tel engouement ? D’où vient cette tradition ?

Une origine allemande

L’Avent permet de vivre dans son coeur l’attente de Noël. Aussi, dès le XIXe siècle, en Allemagne, la tradition est de donner chaque matin aux enfants des images pieuses, pendant les 24 ou 25 jours précédant Noël, pour se préparer à cette grande fête de la venue du Messie dans nos vies.

En 1908, Gerhard Lang, éditeur de livres médicaux à Munich, est le 1er à commercialiser un calendrier composé de petits dessins colorés, reliés à un support en carton. En 1920, le 1er calendrier de l’Avent est commercialisé avec des petites portes ou fenêtres à ouvrir.

En général, le calendrier a la forme d’une planche cartonnée dans laquelle sont prédécoupées 24 petites fenêtres (ou plus rarement 25), derrière lesquelles ont peut d’abord y lire une phrase de l’Évangile, et bientôt d’autres surprises… En 1958, y apparaissent les premiers chocolats : chacune d’entre eux doit être mangé, jour après jour, avec plus ou moins de patience…

Certains calendriers, plus proches de l’idée originelle, n’ont pas toujours 24 jours, mais un nombre variant entre 22 et 28 selon le jour où tombe Noël (dont dépend la durée de l’Avent).

Hôtel de ville - Rathaus Hünfeld Au XXIe siècle, les calendriers de l’Avent prennent des formes diverses : guirlandes de cornets, chaussettes ou sachets, séries de boîtes, coffrets-plats en forme de sapin, maisonnettes, etc. En Allemagne, les hôtels de ville se transforment souvent en calendriers de l’Avent géants, les fenêtres numérotées jouant le rôle des cases, découvrant peu à peu des scènes colorées ou des blasons… (on est loin de la laïcité à la française !).

Extension du domaine commercial

La créativité des marketers n’ayant pas de limites, on trouve aujourd’hui de nombreux calendriers de l’Avent, pour tous les publics. C’est devenu un véritable business : on y trouve des jouets, des parfums, des thés, et même le calendrier de l’Avent des criminels les plus recherchés ! Mais le Bon Larron ne se retourne pas pour autant dans sa tombe : à Noël, il est toujours auprès du petit Jésus de la crèche.