Le saviez-vous ? Le sapin de Noël – et plus anciennement l’arbre de Noël – n’est pas une coutume païenne germanique, mais une coutume chrétienne associant deux symboles religieux : la lumière et la vie.

Parmi les différents mystères (représentations religieuses) joués dans les églises ou sur leur porche à partir du Xe siècle, un connaissait un grand succès pendant l’Avent.

L’abre de Noël évoquait le paradis terrestre, la Création, le péché d’Adam et Eve, leur expulsion, pour se conclure par la promesse du Sauveur, dont on s’apprêtait à fêter la Nativité à Noël. Le paradis était représenté par un arbre chargé de fruits, placé au centre de la scène.

Après la disparition des mystères, l’arbre du paradis reste un des symboles des festivités de Noël : on établit une correspondance entre la création de l’humanité en Adam et Ève, et la naissance de Jésus, le « nouvel Adam » venu régénérer cette humanité.

Cet arbre du paradis ne faisait que rappeler un symbole très ancien, qui voyait dans l’arbre une représentation du cosmos et de la vie maintes fois reprise par la Bible (arbre de la vie au paradis terrestre, arbre de Jessé figurant l’ascendance du Christ, arbre de la Croix, arbre de la vie à nouveau
dans l’Apocalypse, etc.). Toutes ces représentations rejoignent le même thème central : la vie par Dieu et en Dieu.

L’arbre de Noël à proprement parler apparaît en Alsace au XVIe siècle. Au XIIe siècle, l’habitude se épand de l’illuminer avec des bougies. Au  siècle, son utilisation se généralise dans l’Euope du Nord.

L’épouse allemande du duc d’Oréans l’introduit en France en 1837. En 1912, la ville américaine de Boston a l’idée de dresser sur les places publiques des arbres de Noël illuminés : l’initiative connaît un grand succès à travers tous les pays à tradition chrétienne, et même bien au-delà.

Source : encyclopédie Théo