Le saviez-vous ? Le Père Noël a pour origine Saint Nicolas. Pourquoi donc a-t-il créé ? Quelques éléments de réponses.

On retrouve dans la représentation du Père Noël toute la symbolique du saint : barbe blanche, manteau rouge, etc. S’il voyage dans un traîneau tiré par des rennes, Saint Nicolas, lui, voyageait sur le dos d’un âne.

La Réforme du XVIe siècle supprima la fête de Saint Nicolas dans des pays d’Europe de tradition protestante, mais les Hollandais gardèrent leur Sinter Klaas (nom hollandais pour Saint Nicolas) et sa distribution de jouets. Chez les catholiques, Saint Nicolas continue d’être fêté aujourd’hui, en particulier dans certaines paroisses.

Aux États-Unis, Sankt Niclaus devient Santa Claus, puis subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial.

En 1821, Clement Clarke Moore écrivit un conte de Noël pour ses enfants intitulé « The night before Christmas » (La nuit d’avant Noël), dans lequel un Père Noël apparaît pour la première fois, dans un traîneau tiré par des rennes. Deux ans plus tard, il rédigea un texte intitulé « À Visit From St Nicholas » (la visite de Saint Nicolas) qui parut dans le journal « Sentinel » de New York à la veille de Noël. Ce récit parlait de lutins qui distribuaient des cadeaux aux enfants par la cheminée et se déplaçaient dans une carriole tirée par huit rennes répondant aux noms de Blitzen, Dasher, Dancer, Comet, Cupid, Donder, Prancer et Vixen. Un neuvième renne fut rajouté en 1939 : Rudolf, qui fut chargé d’éclairer le chemin du père Noël grâce à son « nez rouge lumineux » (mais ce n’était déjà pas tout à fait la vraie lumière de Noël). Le récit fut traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

En 1863, le journal New-Yorkais « Harper’s lllustrated weekly », vêtit Santa Claus d’un costume garni de fourrure blanche et portant un large ceinturon de cuir. Le dessinateur Thomas Nast en fut l’auteur. Pendant près de 30 ans, Thomas Nast représenta, dans ce journal, Santa Claus ventru et jovial, à la barbe blanche et accompagné de rennes.

En 1885, l’illustrateur de ce journal dessina le parcours du Santa Claus, qui va du pôle Nord aux Etats-Unis ; sa résidence était ainsi officiellement établie…

Un an plus tard, l’écrivain Georges P. Webster précisa que la manufacture de jouets ainsi que la maison du père Noël « étaient cachées dans la glace et la neige du Pôle Nord » confirmant par cette affirmation les dessins de Nast. Mais n’en savions guère plus…

 

Et finalement… Coca Cola !

En 1931, dans un but purement marketing, la firme Américaine demanda à Haddon Sundblom de dessiner ce vieux bonhomme (dont la renommée grandissait là-bas) en train de boire du Coca Cola, pour reprendre des forces pendant la distribution de jouets. Ainsi les enfants étaient incités à en boire durant l’hiver… Le dessinateur l’habilla aux couleurs de la déjà célèbre bouteille de Coca Cola : rouge et blanc. Ce nouveau look et la renommée que lui fut les crédits de publicité firent, en apparence, du vieux bonhomme, le maître planétaire de la nuit magique, le Père Noël… tentant ainsi de détrôner durablement le véritable roi de la fête, celui à qui nous devons Noël : l’enfant divin de la crèche de Bethléem, allias le petit Jésus. Ce dernier n’en voulu pas trop aux inventeurs du Père Noël, même si, souvent, il est ému des larmes des enfants qui découvrent ce grand mensonge commercial institutionnalisé des adultes à leur égard. Un secret tôt ou tard découvert par les bambins, même si protégé coûte que coûte par les parents, à grands renforts de contorsions et de dissimulation des cadeaux dans les greniers… Heureusement, la joie de Noël restera toujours la joie de Noël !

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